Introduction à l’aromathérapie pratique

Voici les liens pour vous rendre directement au chapitre qui vous intéresse:

1. Historique rapide des huiles essentielles

2. Origine et procédés d’extraction des huiles essentielles

     a/Comment reconnaitre une huile essentielle de qualité?

3. Utilisation des huiles essentielles

4. En bref

      • Historique rapide des huiles essentielles

Il y a près de 6500 ans, des papyrus de l’Egypte ancienne mentionnaient des « plantes de vie ». Ces dernières étaient préparées et mélangés dans une sorte de savon solide appelé Kyphi. Le Kyphi était utilisé pour les cérémonies religieuses en offrande aux Dieux ou même pur purifier l’air. Les très nombreuses plantes et autres composés naturels qui le composaient possédaient des propriétés thérapeutiques connus des Egyptiens.

Lors de la momification des défunts aisés, les viscères étaient enduits d’huile parfumée aux propriétés antibactériennes. Ensuite le corps au préalable recouvert d’huile végétale (genièvre, cèdre ou laurier notamment) pouvait être enveloppé par des bandelettes de lin ayant macérées dans les huiles essentielles de l’époque.

Les techniques de préparation des huiles essentielles étaient sommaires. L’alambic n’ayant été imaginé puis créé qu’au alentour du 10 ème siécle après J.C. Les égyptiens antique ne réalisaient ainsi qu’une simple macération de plantes suivi d’un essorage.

A peu près à la même époque, au Moyen Orient, les huiles essentielles étaient également utilisées pour leur parfum mais aussi leurs propriétés thérapeutiques.

Plus tard, vers 3000 ans avant JC, l’empereur Chinois de l’époque rédigea le traité « Pen Ts’ao » recensant plus d’une centaine de plantes aromatiques (desquelles peuvent être extraites les huiles essentielles).

En Grèce antique et durant l’époque romaine (300 à 150 avant JC), les huiles essentielles étaient bien sûr utilisées pour leur parfum mais aussi pour leurs bienfaits.

Au moyen âge, il était accepté de tous que l’usage des plantes étaient l’apanage des sorcières. Toutefois,lors des Croisades, l’intérêt des huiles essentielles pris de l’ampleur. Considérées comme une forme de concentration du pouvoir divin, elles étaient utilisées dans tous les remèdes, notamment pour lutter contre les épidémies.

A noter qu’à la même époque, le célèbre Paracelse inventa sa théorie des signatures. Selon cette dernière, notre anatomie pouvait être observée au travers des plantes et autres fruits. Par exemple, les noix qui ressemblent à de petits cerveaux auraient une action bénéfique pour la santé du cerveau…Et, de nos jours, nous avons confirmé la plupart des observations de cette théorie.

Beaucoup plus récemment, la naissance de la biologie moléculaire et des médicaments de synthèse fit quelque peu oublier les bienfaits des huiles essentielles par la population mais aussi par les savants alors trop occupés à créer de nouvelles molécules thérapeutiques toujours plus puissantes et spécifiques mais aussi toujours plus pourvues en effets secondaires.

Au XXe siècle, les travaux de certains médecins et chercheurs tels que René-Maurice Gattefossé, Jean Valnet, Pierre Franchomme ou encore Dominique Baudoux ont permis de faire avancer considérablement la recherche et l’utilisation des huiles essentielles.

Sans être exhaustif et précis, cet historique permet de se rendre compte que les HE (huiles essentielles) ne datent pas d’hier mais au contraire, ont su faire leurs preuves depuis des millénaires. La presse, les organismes de santé et de contrôle et les scientifiques mettent souvent en avant la dangerosité des HE sans pour autant nier leur efficacité. Je rejoins leur avis. Les HE sont très puissantes, très efficaces et très facile d’utilisation au premier abord.Pour autant, elles doivent être utilisées avec sagesse et avec précaution.
Avant de présenter les règles d’utilisation de base et les précautions à prendre. Je tiens à apporter quelques précisions quant à leur extraction et à leur étiquetage en magasin.

      • Origine et procédés d’extraction des huiles essentielles

          Les huiles essentielles se retrouvent à l’état naturel sous forme de mini gouttelettes sur différentes parties des plantes dites aromatiques. On en retrouve sur les feuilles, la résine, les branches, le bois, la racine, la graine, la peau des fruits etc. Les huiles essentielles sont très odorantes et volatiles et serviraient d’appel pour les insectes pollinisateurs.

Le rendement d’obtention des HE est très différent selon sa localisation sur la plante et selon la plante elle-même.

Par exemple, en moyenne 100 kg de plante (Eucalyptus) sont nécessaires pour obtenir 3L d’HE d’Eucalyptus. La même quantité de plante (Hysope) donnera seulement 400 ml d’HE d’hysope.

De même, généralement les HE extraites de fleurs sont les plus chères. Pour récolter 1L d’huile essentielle de Jasmin, il faudrait utiliser environ 1 tonne de fleur de Jasmin. Enfin, certaines fleurs sont cultivées en raison de la pénurie de ressource dans la nature. C’est le cas par exemple du bois de rose qui est devenu une espèce protégée et qui est remplacable en thérapeutique par du bois de Hô. On comprend ainsi l’importante différence de prix entre les HE.

Distillation à la vapeur

De nos jours, les HE sont pour la plupart obtenues par distillation par entrainement à la vapeur (hydrodistillation) des composés aromatiques de la plante. Après avoir récolté les plantes aromatiques souhaitées, les parties de la plante qui sont sécrétrices des composés thérapeutiques sont déposées dans une cuve ou un alambic en cuivre ou en inox. De la vapeur d’eau produite par une chaudière est injectée dans la cuve afin d’entrainer les molécules aromatiques volatiles de la plante. A la sortie de l’alambic, elles sont condensées par refroidissement via un serpentin baigné dans de l’eau froide. Il en résulte un liquide composé de 2 phases non miscibles (qui ne se mélangent pas) :

      • L’huile essentielle de forte densité au-dessus ;
      • L’hydrolat de densité plus faible en dessous.
L’hydrolat présente donc les mêmes composés aromatiques que l’huile essentielle mais à des concentrations beaucoup plus faibles. Il est ainsi souvent conseillé pour les sujets à risques (jeune enfant, femme enceinte, personne très âgée ou avec une très faible force vitale) et les zones sensibles (visage, contour des yeux etc.). Autre intérêt, l’hydrolat est hydrosoluble et donc se mélange dans un verre d’eau contrairement aux HE. En revanche, il faut surveiller la composition de son hydrolat qui peut contenir des conservateurs en raison de sa mauvaise conservation à l’état naturel.

Une huile essentielle est dite intégrale ou complète lorsque le système de distillation est parvenu à récolter toutes les fractions aromatiques de la plante (. Ces huiles sont plus chères mais de meilleure qualité que les huiles incomplètes dont les temps de distillation ont été raccourcis pour des raisons de rentabilité.) Le temps de distillation dépasse généralement 1 heure et peut atteindre 100 h (ex : HE de santal).

Il existe d’autre procédés d’extraction tels que la percolation (jet de vapeur de haut en bas), l’extraction par pression mécanique (souvent le cas pour les agrumes. On parle souvent alors d’essence plus que d’huile essentielle), l’extraction par le CO2 supercritique (efficace mais très cher) ou encore l’extraction par solvant (utilisation de solvant tels que le pétrole, le méthanol ou l’hexane). Cette dernière méthode est bien sûr critiquable selon moi.

Comment reconnaitre une  huile essentielle de qualité ?

En théorie une huile essentielle qui respecte les critères de qualité établis par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (afssaps) doit présenter sur le flacon :

  • Sa dénomination botanique en latin (le genre, l’espèce et éventuellement la variété si besoin est) ;
  • La dénomination de l’organe producteur via la mention « o.p » ;
  • Sa spécificité biochimique ou son chémotype via la mention s.b ou CT (s.b linalol, calvacrol, thymol etc). Cette mention est très importante car elle va déterminer l’effet thérapeutique de l’huile essentielle.

Exemple de présentation d’une huile essentielle répondant aux critères de qualité d’étiquetage.

Thymus vulgaris L(pour lamiacée) o.p feuilles, s.b (ou ct) linalol

A noter que la mention « ssp » présente parfois sur certaine HE, désigne la sous espèce de la plante.

Au-delà de ces critères de qualité réglementaire, il existe également des labels officiels (ex : label AB pour une HE bio) et des labels non officiels créés par des associations, des entreprises ou des groupes privés.

Les deux plus connus sont les labels HEBBD (Huile Essentielle Botaniquement et Biochimiquement Définie) ou HECT (Huiles Essentielles Chémotypées). Ces deux labels garantissent une HE intégrale, de qualité et dont la composition a été parfaitement définie et chémotypée.

Afin de s’assurer de la meilleure qualité des huiles essentielles en terme de composition, certains thérapeutes ont le bon sens de demander des résultats d’analyse directement au laboratoire concerné. Les deux analyses les plus simples réalisées par les fabricants d’huiles essentielles sont la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse. Bien que j’ai réalisé plusieurs CPG et techniques spectrométriques durant mes études, j’estime ne plus du tout maitriser suffisamment le sujet et ne détaillerai donc pas le procédé. Reportez vous à la bibliographie pour plus de détails.

Néanmoins, ce que vous devez retenir c’est que ces analyses permettent d’évaluer la teneur et la masse des molécules actives au sein de l’huile essentielle étudiée. L’analyse des résultats de ces deux techniques de caractérisation permet au thérapeute de choisir des huiles essentielles riches en principes actifs qui l’intéressent.

      • Utilisation des huiles essentielles

Les huiles essentielles peuvent être utilisées de différentes façon selon leur nature, l’effet thérapeutique recherché et bien sûr l’utilisateur. En phytologie, nous parlons de forme galénique pour désigner ces différentes utilisations.

En diffusion

Nébulisateur

Sans avoir d’effet thérapeutique puissant, la diffusion présente quand même plusieurs intérêts.

      • Assainir l’air d’une pièce ;
      • Repousser les moustiques ou autres volatiles nuisibles ;
      • Action douce sur le système nerveux en cas d’insomnie, de tristesse, de dépression ou encore de fatigue ;
      • Utilisation ésotérique possible (HE encens, myrrhe etc);
      • Soutenir les processus vitaux naturels en cas de troubles ORL

Afin de ne pas détériorer les qualités des HE par une température trop élevée, les diffuseurs par nébulisation restent les plus intéressants.

Remarques :

      • Ne pas diffuser les HE dans une chambre à coucher d’un enfant de moins de 8 ans.
      • Ne pas diffuser pendant plus de 15 minutes par heure environ.
      • Versez 10 à 15 gouttes d’HE diluées ou non (selon les cas) dans votre diffuseur.
      • Pas de diffusion d’HE riche en cétone pour les enfants, personnes agées, femmes enceintes et personnes neurologiquement fragiles (épileptiques par exemple). Les premiers symptômes d’une intoxication sont malaise, vertige et désorientation.Voici la liste non exhaustive des HE concernées : Menthe verte, menthe poivrée, carvi, curcuma, eucalyptus dives, sauge officinale, lavande stoechas, aneth, thuya occidental et hélichryse italienne;
      • Pas de diffusion d’HE riches en phénol car elle sont irritantes pour les muqueuses (effet dermocaustique). Voici la liste non exhaustive des HE concernées :thym CT thymol, giroflier, cannelle de Ceylan, basilic tropical, Sarriette des montagnes, laurier noble, thym à feuille de sarriette, origan vulgaire, origan d’Espagne et origan compact;
      • Certaines huiles essentielles aux odeurs ou aux effets trop importants ne doivent  pas être diffusées seules. C’est le cas par exemple des HE suivantes (liste non exhaustive):

HE sarriette des montagnes, HE origan compact, HE giroflier, HE eucalyptus radié, HE eucalyptus globulus, HE litsée citronée, HE pin sylvestre, HE romarin officinal à camphre, à verbénone ou à 1,8 cinéole.

En inhalation

Soit il s’agit d’inhalation sèche et dans ce cas on dépose quelques gouttes d’HE sur un mouchoir, un vêtement, un oreiller voire directement sur la peau. Une fois encore, il faut connaitre parfaitement les spécificités biochimiques de l’HE, leurs contre-indications et les adapter à l’utilisateur. On ne fait pas respirer n’importe quelle HE à n’importe qui, c’est dangereux !!!

L’olfactothérapie est une technique qui utilise les odeurs des HE afin de retrouver un équilibre psychoémotionnel éventuellement rompu par des troubles souvent liés au passé.
On inhale activement (inspiration forcée) des mélanges d’HE, toutefois, ici, l’objectif n’est pas le même. Le travail se fait davantage sur les plans psychologiques et énergétiques de l’individu.

Soit il s’agit d’inhalation humide durant laquelle on verse quelque gouttes (4-5) d’HE dans un bol rempli d’eau très chaude mais non bouillante avant de respirer la vapeur qui s’en dégage. Vous pouvez également utiliser un inhalateur acheté spécialement pour cet effet.

Etant donné que les principes actifs volatils passent par les voies aériennes, l’inhalation est une forme galénique très intéressante pour tous les troubles de la sphère ORL (action antiseptique et mucolytique). En clair, on dégage et assainie les voies respiratoires.

Remarques :

      • Ici encore, il est intéressant de mélanger les HE afin de créer des synergies puissantes et mieux tolérées. Vous trouverez ma critique du livre « guide pratique d’aromathérapie : la diffusion » qui mentionne de nombreuses synergies intéressantes.
      • Les HE riches en phénols ne doivent absolument jamais être utilisées en inhalation ou en diffusion.
      • L’inhalation est déconseillée pour les femmes enceintes, allaitantes et les bébés.
      • Je vous conseille fortement de fermer vos yeux durant l’inhalation des HE afin de limiter le passage des molécules volatiles par vos yeux. Si vos yeux vous piquent, ne les rincez pas à l’eau mais avec de l’huile végétale douce tel que l’huile de pépin de raisin, d’amande douce ou de noyau d’abricot.

 

En transcutané

Considérée par beaucoup de thérapeute comme la voie royale, l’utilisation en transcutanée consiste à appliquer les huiles essentielles pures ou diluées directement sur la peau.

Le caractère liposoluble (se mélange dans les graisses) des HE permet leur passage à travers le tissu cutané via une diffusion passive (passage des membranes des cellules sans intervention d’énergie, de transporteur ou autre). En effet, les membranes cellulaires étant composé en grande partie de graisse (acide gras), les HE peuvent passer sans problème pour rejoindre directement la circulation sanguine et se diffuser dans tout l’organisme.

La perfusion aromatique est une technique particulière utilisant la voie transcutanée. Souvent utilisée en cas d’urgence, elle consiste à déposer quelques gouttes d’HE directement sur la face interne du poignet et à se masser le pli du coude du bras opposé. Les deux zones citées sont riches en vaisseaux sanguins souvent visibles à ces endroits là.

Il est important de tester sa réactivité à l’huile essentielle en question. Pour cela, déposer une goutte de l’huile en question au pli du coude 24 à 48 heures avant toute utilisation.

      • Soit la zone devient rapidement rouge et enflammé. Il s’agit d’une irritation.
        Il conviendra donc de diluer davantage l’huile en question.
      • Soit des démangeaisons, des brûlures voire parfois des œdèmes apparaissent sur la zone en question ou sur d’autres parties du corps. Il s’agit là probablement d’une allergie.
        Dans cette situation-là, évidemment, il ne faut pas insister et vouloir à tout prix utiliser l’huile essentielle en question. Une réaction allergique n’est pas un phénomène à prendre à la légère. Demandez conseil à votre naturopathe, herboriste ou thérapeute formé en aromathérapie pour éventuellement trouver une alternative.

ATTENTION!

Certaines HE sont fortement déconseillées en application cutanée avant une exposition au soleil. Il s’agit des HE dites photosensibilisantes. Les symptômes d’une photosensibilisation sont des taches brunes sur la zone où a été déposé l’HE en question. Ces tâches ne pourront jamais disparaitre. Parfois des cloques et des brûlures profondes peuvent également faire partie des symptômes.

De manière générale toutes les essences d’agrumes (orange, pamplemousse, citron, bergamotte++ etc) sont photosensibilisantes. Voici la liste plus détaillée des HE photosensibilisantes :

Angélique racine (Angelica archangelica)
Bergamote zeste pressé (Citrus aurantium)
Verveine odorante et citronnée (Lippia citriodora)
Cannelle écorce (Cinnamomum aromaticum)
Camomille Matricaire (Matricaria recutita)
Céleri (Apium graveolens)
Citron vert zeste pressé (Citrus limetta)
Citron zeste pressé (Citrus limonum)
Combava zeste pressé (Citrus hystrix)
Cumin (Cuminum cyminum)
Khella (Ammni visnaga)
Livèche (Levisticum officinalis)
Millepertuis (Hypericum perforatum)
Orange amère zeste pressé (Citrus aurantium ssp aurantium)
Pamplemousse zeste pressé (Citrus paradisii)
Panais (Pastinaca sativa)

Comment diluer son huile essentielle ?

De manière générale, plus la zone à traiter est importante et plus on diluera l’huile essentielle dans une huile végétale.

La dilution varie souvent de 2% (utilisation cosmétique) à 30 % (douleurs articulaires par exemple).

      • Pour une utilisation sur un enfant de moins 15 ans, une dilution comprise entre 3 à 5 % est suffisante.
      • Si l’enfant a moins de 7 ans, une dilution à 1 à 2 % est suffisante.
      • Pour un enfant de 0 à 3 ans, il est fortement déconseillé d’utiliser les huiles essentielles. Seul un thérapeute compétent et expérimenté saura vous conseiller. Pour ma part, je déconseille totalement les HE pour des enfants de cet âge. J’estime qu’il existe bien d’autres techniques naturelles pour soulager les troubles des tous petits.

Je vais maintenant vous expliquer comment diluer votre huile essentielle.

En moyenne 1 ml d’huile essentielle correspond à 25 gouttes.

Prenons un exemple pour une préparation diluée à 20 % dans un flacon de 30 ml.

20 % x 30 ml = 0.2 x 30 = 6 ml d’HE

On sait que 1 ml = 25 gttes d’où le calcul suivant 6 x 25 = 150 gouttes d’HE au total

Le reste du flacon sera rempli par l’huile végétale souhaitée.
Au final, dans le flacon, on mélange 6 ml (150 gttes) d’HE et 24 ml d’huile végétale.

Là ou cela se complique c’est lorsque l’on fait des mélanges d’huiles essentielles. En effet toutes les huiles essentielles ne se diluent pas dans les mêmes proportions. Certaines huiles sont dermocaustiques et irritantes et doivent donc être diluées davantage (exemple des HE à Phénols).

Les mélanges d’HE sont souvent plus efficaces en raison de leur synergie que les HE seules. Toutefois, faire ses mélanges soi même ne s’improvise pas et demande de l’expérience, de la connaissance et aussi de la prudence. Le mieux reste de demander conseil à un thérapeute compétent ou de lire des livres d’auteur expert dans le domaine tels que Dominique Baudoux ou Danièle Festy par exemple.

Voie orale

Sauf exception, la voie orale est à proscrire pour les enfants de moins de 7 ans. De même, elle est contre indiquée en cas d’ulcères gastroduodénaux, de reflux gastro-œsophagiens et de gastrite aigues ou chroniques. En d’autres termes, parlez-en à votre médecin avant toute utilisation d’huile essentielle par voie orale.

La voie orale permet l’utilisation de :

      • Capsule : certaines marques de très bonne qualité proposent des capsules d’huile essentielle à ingérer au cours de la journée. L’intérêt, outre la facilité d’utilisation, est que les capsules n’irritent pas le tube digestif
      • Gélule : Les HE sont diluées sur un support minéral (poudre de plante, oxyde silicium…) ou du sorbitol. Les gélules sont à faire préparer en pharmacie et s’utilisent généralement sur une courte période (une semaine max)
      • Liquide (soluté alcoolique ou huileux) : Les HE sont diluées dans de l’alcool, de l’huile végétale, une teinture mère ou du disper (favorise l’émulsion des huiles essentielles dans les milieux aqueux). On mélange le soluté alcoolique dans un verre d’eau avant de l’ingérer.

Pour le soluté huileux, on peut l’ingérer directement sans le mélanger à de l’eau.
En moyenne on conseille environ 10 gouttes de soluté, 3 fois par jour. Mais vu que chaque situation est différente, demandez conseil à votre thérapeute référent.

Il existe une dernière technique que j’utilise personnellement mais que je déconseille poour les néophytes en aromathérapie. Il s’agit de mélanger directement ses HE à une cuillère à café ou à soupe (selon l’HE) de miel ou d’huile végétale alimentaire.

Voie rectale et vaginale

Ces deux voies d’administration sont intéressantes pour les enfants (suppositoire) et pour agir sur les problèmes gynécologiques. Toutefois, étant donné que les préparations de suppositoires et d’ovules sont à faire préparer en pharmacie selon les conseils de votre thérapeute formé en aromathérapie, il y a peu d’intérêt que je détaille ici les dilutions utilisées. Je tenais simplement à vous informer que de telles utilisations existaient afin que vous puissiez éventuellement en parler avec votre thérapeute.

 

  • En bref

L’aromathérapie, véritable thérapeutique et science, demande une formation poussée et de nombreuses années de pratique avant d’être maitrisé totalement.

Que ce soit par voie cutanée, orale ou respiratoire, les huiles essentielles couvrent à peu près toutes les problématiques et troubles de santé que nous pourrions trouver. Toutefois, il est clair que pour les problèmes les plus graves, elles ne remplaceront jamais un avis et un suivi médical adaptés. Elles restent un complément efficace d’une prise en charge globale par le médecin et le naturopathe ou autre thérapeute complémentaire.

S’il vous plaît, ne faites pas n’importe quoi avec ces petites bombes de puissance. Leurs puissances et leurs efficacités rapide nécessite de prendre plusieurs précautions.Renseignez vous consciencieusement avant toute utilisation et au moindre doute demandez conseil à des thérapeutes confirmés.

Bibliographie :

Dr Aly Abbara. La momification pharaonique. 23 mai 2011. Consulté en Août 2019. Disponible sur : http://www.aly-abbara.com/voyages_personnels/egypte/monuments_traditions/flash/momification.html

La compagnie des sens. Histoire des huiles essentielles. La compagnie des sens. Consulté en Août 2019. Disponible sur : https://www.compagnie-des-sens.fr/histoire-des-huiles-essentielles/

Books of Dante. Les huiles essentielles à cétones. Books of Dante.2014. Consulté en Août 2019. Disponible sur : https://booksofdante.wordpress.com/2014/04/01/les-huiles-essentielles-a-cetones/

Julien Paolini. Caractérisation des huiles essentielles par CPG/Ir,CPG/SM(IE et IC) et RMN du carbone-13 de Cistusalbidus et de deux Asteraceae endémiques de Corse:Eupatorium cannabinum subsp. corsicum et Doronicumcorsicum. Thèse de doctorat en chimie analytique et organique, sous la direction du Pr. Antoine-François BERNARDINI. Corse. Université de Corse Pascal Paoli. 2005. 343p.

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